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lundi 25 août 2014

SORTIE / CULTURE • Expos à Paris

Je suis partie une semaine en Picardie, la région où j'ai grandi, pour voir ma famille et mes amis. Etant à moins d'une heure de Paris en transports, j'ai consacré une journée à ma culture. Paris est connu pour être une ville en perpétuel mouvement, "il y a toujours quelque chose à voir ou à entendre", et bien oui. Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. J'ai donc fait 3 expos : L'art fait ventre, Recto-Verso : 8 pièces graphiques et Les années 50, la mode en France. Je vous laisse découvrir mes impressions !


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L'art fait ventre, jusqu'au 20 septembre



"Cette exposition nous invite à s'interroger sur notre engouement pour la cuisine et la façon dont on la perçoit."


 Différents artistes s'emparent de la nourriture et de ce qu'elle représente afin de changer de regard, d'en avoir une autre appréhension. La nourriture fait partie des codes sociaux, ne dit-on pas " nous somme ce que l'on mange " ? 


Une exposition intéressante dans les moyens plastiques ainsi que les mediums utilisés qui sont très divers : vidéo, sculpture, peinture, installation, performance... J'ai particulièrement aimé la vidéo de Stéphane Soulié " Nature morte vivante de légumes avec chrysalide". Le principe est simple : une vidéo rassemblant 3765 photos d'une nature morte de légumes, et ce, sur 119 jours. La vidéo dure 1'35, mais c'est l'oeuvre devant laquelle je suis restée le plus longtemps. Je trouvais fascinante la façon dont les légumes se décomposaient, et toute la vermine qui se jetait sur cette chair pourrie. L'image est belle, nette. Le contraste saisissant entre les légumes tous justes cueillis, leurs couleurs flamboyantes, qui périssent petit à petit, jusqu'a devenir noirs, gris, et représenter alors, littéralement, une nature morte.

Il y avait aussi en vrac : une vidéo sur l'histoire d'une huile de friture ET de carburant (beurk), l'aspect social de la nourriture, nos réels besoins nutritifs, les dérives des industriels... Tout ça rejoignant bien sûr une réflexion sur la société, et l'être humain en général.

















Quelques artistes présents : Gilles Barbier, Pilar Albarracin, Martine Camilleri, Isabelle Dufau



l'Adresse, Musée de la Poste
M° 4, Montparnasse-Bienvenüe
Gratos ! 



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Recto-Verso, 8 pièces graphiques, jusqu'au 9 novembre



"Les Arts Décoratifs invitent 8 graphistes français contemporains. L’exposition interroge la problématique du rapport des travaux réalisés dans le cadre d’une commande et ceux réalisés à titre personnel et par là même entre beaux-arts et arts appliqués. Le designer graphique est-il un technicien de la communication ou davantage un artiste ? "



Arrivée dans la luxueuse fourmilière qu'est le musée du Louvre, je me dirige vers le Musée des Arts Déco, un endroit où je suis souvent allée durant mes études (et où j'ai eu de gros fous rires, mais bon, passons). Je pensais devoir payer 8,50 en tarif réduit, mais non, j'ai moins de 26 ans ! Hop, un petit tour au vestiaire pour déposer ma veste (toujours gratuit), je monte au 3ème étage, et pénètre dans la partie réservée à l'exposition. 

"8 pièces" donc. Chacune réservée à un graphiste. Et bien de toutes les pièces, je n'en ai saisi qu'une seule. Oui, j'ai fait près de 5 ans d'études en arts, dont 2 en arts graphiques. mais non, je n'ai pas saisi toute la valeur de leurs travaux. Ai-je perdu mon sens graphique ? Ou tout simplement je n'ai pas été assez "touchée" par leurs réflexions? Réflexions qui d'ailleurs m'ont totalement échappé. La mise en scène des travaux était assez intéressante, l'espace était bien utilisé. Mais malheureusement, je ne pourrais pas vous dire un avis positif sur cette exposition car en fait, j'ai été déçue. Et même les explications placardées au mur sans réelle concordance avec les dites pièces ne m'ont pas convaincues. J'ai pris quelques photos (je me suis apercue trop tard que c'était interdit ahah) et j'ai passé mon chemin. 
J'avais choisi d'aller voir cette exposition car la limite entre beaux-arts et arts appliqués est toujours une source de questionnements dans le monde graphique. Je me sentais réellement concernée par le match travaux perso Vs. commande pro. Au final, je n'ai pas vu ou saisi ces deux rapports dans cette exposition, et cela ne m'a pas éclairée du tout. La seule pièce qui m'a bien plu est celle avec les flippers géants, avec tous les travaux d'un graphiste à l'intérieur. Voila voila.


Artistes présents : Akatre, Jocelyn Cottencin, Helmo, Christophe Jacquet, Fanette Mellier, 

Mathias Schweizer, Pierre Vanni et Vier5

Je n'ai pas mis de photos, même si  j'en ai pris quelques une, car je ne veux pas avoir de problèmes avec les droits d'auteur des graphistes...



Musée des Arts Décoratifs, 
M°1 Palais Royal-Musée du Louvre, Pyramides
Gratos pour les -26 ans 

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Les années 50, la mode en France, jusqu'au 2 novembre



"Dans les année 1950, couture et prêt-à-porter sont non seulement l'un des premiers secteurs économiques en France mais aussi un laboratoire de la mode. C'est l'âge d'or de la haute couture et Paris regagne son titre de capitale mondiale de la mode."



Me voilà à la fin de ma journée culturelle. Après avoir passé quelques minutes à marcher dans la rue Rivoli, en hésitant longuement entre passer "vite fait" chez Forever 21 ou manger un cupcake chez Berko, je me suis finalement plus ou moins perdue et le temps m'a rattrapée. J'arrive devant le Palais Galliera, et là, surprise : un très bel établissement, avec des colonnes ornant une cour intérieure. Mais la vraie surprise c'était : LA QUEUE. Je n'ai jamais eu à faire la queue pour voir une exposition, et de voir tout ce monde m'a confirmé que OUI, c'était l'expo à voir. Les visiteurs sont surtout des femmes, de tous âges: petites filles, ados, jeunes femmes, quadras, et dames d'un âge certain. Quelques hommes, des petits amis ou des papas. Je m'arrête derrière un couple d'une vingtaine d'années. Le jeune homme me toise de haut en bas. Et oui, jeans, skate shoes et t shirt coloré avec des cavaleras, c'est pas ce qu'il y a de plus commun dans une expo mode. Bref, je ne paie que 4€, et je m'engouffre enfin dans l'exposition. 

Enfin... je me demande comment j'ai fais, car dès le début, il y a beaucoup de monde. La chaleur se fait sentir. De grands panneaux nous expliquent comment la mode des années 50 est arrivée, et pourquoi elle fut un tournant majeur dans l'histoire du textile en général. Les gens se pressent, poussent, s'offusquent. J'arrive à peine à apprécier les pièces présentées, mais ne serait-ce que de loin, c'est très beau. Les coupes, les matières, la façon dont la femme est mise en valeur, c'est recherché, féminin. Les accessoires, les maillots de bains, les bas, la lingerie.. Tout est délicat, élégant avec un soucis de confort. Les robes de soirée sont magnifiques. Je découvre certaines matières que je ne connaissais même pas. Les autres visiteurs ont l'air tout aussi conquis. Des petites filles se trouvent ici et là, accroupies près des pièces textiles, un petit carnet à dessin à la main, et un crayon dans l'autre. Elles croquent les robes, bustiers ou tailleurs. De futures stylistes ? Beaucoup de monde, peu de temps, des pièces sombres et pas beaucoup d'air. La tête commence à me tourner, il est temps pour moi de quitter ce monde un peu bourgeois, et me mêler à la populasse dans le métro. Un petit tweet devant le Palais Galliera, et hop, rdv chez le coiffeur. Et cette expo, j'irais bien la revoir, elle vaut vraiment le coup. 
Les photos étaient interdites (je l'ai bien vu cette fois ci!) donc je vous propose de regarder cette petite vidéo qui présente l'exposition.

Créateurs présents : Jacques Heim, Chanel, Schiaparelli, Balenciaga, Jacques Fath, Pierre Balmain, Christian Dior, Jacques Griffe, Hubert de Givenchy, Pierre Cardin...



Palais Galliera, 
M° 9 Iéna , Alma-Marceau
Plein 8 € / Réduit 6 € / 14-26 ans: 4 € / Gratuit - de 13 ans





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Je profite ici pour vous glisser les autres expos parisiennes qu'il me plairait d'aller voir :

"Tatoueurs, tatoués", Musée du Quai Branly, jusqu'au 18 octobre 2015
"Tiki Pop", Musée du Quai Branly, jusqu'au 28 septembre 
"Réenchanter le monde", Cité de l'Architecture, jusqu'au 6 octobre
"De Watteau à Fragonard, les fêtes galantes", Musée Jacquemard André


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Cet article est à présent terminé, je vous dit à très bientôt,  car j'ai vraiment beaucoup de choses à vous raconter ! Passez une bonne fin de vacances :)



♫ Ce qui m'a accompagnée durant cet article : 
La pop acoustique de Ben Howard avec "Every Kingdom"
La pop déjantée de Lady  Gaga et son album "The Fame"




lundi 7 avril 2014

SORTIES • Salon Sugar Paris




"1er salon de la pâtisserie traditionnelle et décorative", voila qui promettait un bien joli programme ! Je ne prétends pas être une cuisinière ou une pâtissière hors-pair, ni même affirmer que "pâtisser, c'est mon nouveau hobby". Non, rien de tout cela, je suis surtout très gourmande. Les pâtisseries sont pour moi un concentré de rêve et de douceur... En plus, j'avais besoin de matériel, alors pourquoi ne pas jeter un coup d'oeil à ce salon ? (et manger à s'en faire péter le bide ?)





Accompagnée de mon amie, nous sommes arrivées devant le parc du château de Vincennes, sans billets, sans monnaie et sans couverture. Et bien heureusement car la météo a été très clémente ce samedi ! Le soleil, les cerisiers en fleur, et un magnifique parc où les gens profitaient du beau temps. Après plusieurs minutes de marche, nous voila enfin arrivées au hall d'exposition. Et bien, il va falloir patienter encore un peu, car il y a beaucoup de monde qui veut entrer, avec ou sans billets. N'oublions pas non plus que le hall d'expo accueille deux autres salons : " Pari fermier", faisant découvrir l'univers de la ferme et " Version Scrap", grand rassemblement de scrapbooking. Bien déterminées à rentrer et à acheter nos billets, nous avons longuement attendu, pour enfin avoir le plaisir d'apercevoir les panneaux "caisses" et "entrée" de Sugar Paris. Pour éviter de faire la queue indéfiniment, nous nous sommes décidées à acheter un billet au guichet "Version Scrap", qui nous permettait de visiter les deux salons. Après un rapide tour dans le salon scrapbooking, nous étions parées pour affronter l'enfer et la chaleur de l'univers pastel de la pâtisserie ! 



Un stand de matières au salon "Version Scrap"


Du monde, des gens, de la foule, partout. Des corps, du sucre, et des odeur toutes plus alléchantes les unes que les autres. Les stands étaient tous assez rapprochés, et pas très grands. Le passage d'un exposant à un autre était toujours très compliqué, sachant que j'étais chargée comme une mule, les gens poussaient et/ ou donnait des coups sans faire attention... Mon reflex en a d'ailleurs fait les frais. Il y avait des stands de vente de matériel, de bijoux gourmands, d'écoles de cake design, d'accessoires de cuisine... Un peu de tout, des jolies choses, des décos de stands soignées,  mais pas d'espace " dégustation", à notre grand regret... Oui, nous étions venues par curiosité et pour acheter du matériel, mais on aurait aussi voulu goûter ! C'est un salon de la pâtisserie traditionnelle et décorative, il me parait évident que la plupart des gens qui se rendent là bas y vont aussi pour le côté gustatif (lolilol). Ah mais si, il y avait un coin restauration, proposant des sandwichs industriels en sachet et des gâteaux bourrés de produits chimiques. C'est assez absurde, les organisateurs auraient pu réfléchir à un stand dégustation, payant ou non. Pour les démonstrations live (Espace Sugar Show), il y avait tellement de monde qu'il était impossible de profiter du savoir-faire des pâtissiers présents. 

On a préféré se promener entre les stands et apprécier les gâteaux exposés.





















On a été surprises de voir un stand de "sushi design", proposant une dégustation, payante, 20e pour UN SEUL sushi cube. Le design a un prix, je sais, mais je ne suis pas prête à payer pour UN SEUL sushi alors que pour le même prix j'ai un super menu chez Planet Sushi ! Autre élément insolite, un stand de bentôs canadiens. Certes ils étaient très mignons et bien pratiques, mais je n'ai pas compris leur présence sur ce genre d'événement... La Japan Expo aurait été mieux appropriée ! Nous sommes reparties les mains et le ventre vides, (sans parler du porte-monnaie, métro parisien, je te hais.) un peu déçues. En espérant que la prochaine édition sera mieux organisée, dans un endroit plus grand. N'oublions pas que c'est le tout premier salon grand public de la pâtisserie en France, et comme toute première fois, tout n'est pas parfait ! Les prix pour l'entrée au salon étaient très raisonnables ( 8e plein tarif, 6e en prévente) et  le billet entrée Version Scrap + Sugar Paris étaient à 10e seulement. 

Comble de notre journée : après avoir vu toutes ces pâtisseries sans pouvoir en manger une seule, on a décidé d'aller chez Berko, LA référence en cupcakes sur Paris. On les aura bien mérités ! 

Désolée pour la qualité des photos qui n'est pas optimale, les conditions n'étaient pas favorables ! 

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Coups de coeur du salon 


Les tabliers rétro "I Love Aprons"







La porcelaine kitsch mais raffinée "Le Panier d'Églantine"



L'art de "Fleurs de Sucre"




Les bentôs kawaii de "Joli Bentô"







  Ce qui m'a accompagnée durant cet article : 
 Le metalcore mélodique et hispanique de Black Tide avec "Post Mortem"
La pop acoustique et mélancolique au coin du feu de Ben Howard et son album "Every Kingdom"